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| Avant 1993 | Depuis 1993 | A-C | D-G | H-L | M-U | V-Z | |
Versions numériques (e-books) : Le MAUSS réédite une partie de son fonds sous forme de livres numérique ou e-books (fichiers PDF) avec paiement sécurisé via Paypal puis envoi par courriel d'un lien de téléchargement. Vous trouverez ci-dessous les titres actuellement disponibles en version numérique : |
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(Re)penser la technique Jusquoù devons-nous pousser la technicisation de la société, des produits, des esprits et des corps ? Curieusement, cest au moment où cette question se fait chaque jour plus pressante que les moyens théoriques de la formuler avec rigueur manquent le plus. Le débat philosophique sur la technique qui a fait rage autour de Heidegger, Ellul et Habermas, est resté sans conclusion. Parce quen posant le monde de la technique comme radicalement externe au monde social, ces philosophies nous laissaient impuissants. |
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La gratuité Au carrefour de toutes les problématiques – économiques, sociales, éthiques ou politiques – réside la question de la gratuité : quelle part de gratuité subsiste, doit ou peut subsister dans les affaires humaines ? Jusque dans les années 1970-1980, l’idéal progressiste était simple : accroître simultanément le revenu monétaire par tête et la part des gratuités collectives assurées par l’État. Mais le discours sur la gratuité apparaît aujourd’hui singulièrement brouillé, éclaté en trois séries de propositions largement contradictoires : les dons gratuits de la nature s’épuisent ; tout doit désormais avoir un prix, réel ou virtuel ; grâce à Internet, demain tout sera gratuit et fait gratuitement. Avec des contributions de : N. Alter, D. Bourgeon, L. Bruni, A. Caillé, Ph. Chanial, D. de Callataÿ, P. Dardot, C. Gayet-Viaud, J. T. Godbout, A. Goldenberg, F. Gollain, J.-M. Harribey, M. Hénaff, P. Lardellier, Ch. Laval, M. Lechner, J.-C. Michéa, M. Pasquinelli, G. Pommier, S. Proulx, J.-L. Sagot-Duvauroux, A. Sauge, S. Zamagni. |
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Que faire, que penser de Marx aujourd’hui ? Que peut-on et doit-on conserver
de Marx ? Se poser cette question,
c’est se demander ce qu’il nous est (encore) permis
d’espérer. Si Marx a eu l’importance historique que
l’on sait, c’est parce qu’il est celui qui a su lier l’aspiration au savoir absolu à l’émancipation universelle.
Mais au prix de contradictions et d’impasses qu’il
nous importe de surmonter. Marx, penseur par
excellence de la contradiction, a été lui-même le
penseur le plus contradictoire qui soit. On peut en
effet tout aussi légitimement le percevoir comme le
plus empreint d’économisme ou le plus anti-économiciste,
le plus utilitariste ou le plus anti-utilitariste,
le plus humaniste ou le plus antihumaniste, le
plus libertaire et le plus autoritaire. Et surtout, à la
fois le plus nihiliste et le plus optimiste. Avec des contributions de : G. Azam,
G. Berthoud,
O. Bobineau,
A. Caillé,
M. Cangiani,
Ph. Chanial,
S. Dzimira,
F. Flahault,
F. Fourquet,
F. Gollain,
A. Jappe,
P. Jorion,
S. Latouche,
Ch. Laval,
Ch. Lazzeri,
M. Kail,
B. Malon,
N. Poirier,
R. Sobel,
J. Spurk, P. Tudoret. |
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LUniversité en crise Faudrait-il en finir avec l’Université pour être résolument « moderne » ? Avec des contributions de : S. Audier, O. Beaud, M. Berry, C. Bessy,
M. Blay, L. Bourgeois,
A. Caillé,
G. Chamayou,
J.-L. Chassaing,
V. Descombes,
O. Favereau, F. Flipo,
B. de Fontenelle,
J. Galbraith,
S. Garcia,
G. Hodgson,
A. Insel,
P. D’Iribarne,
A. Le Goff,
L. Larqué, B. Latour,
Y. Lichtenberger,
G. Longo,
H. Mintzberg,
C. Musselin,
C. Paradeise,
T. Piketty, F. Vatin,
A. Vinokur,
H. Yakusiin. |
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LAmour des autres L’amour des autres est irréductible à l’amour de soi ou à l’amour-propre… c’est ce que le précédent numéro de La Revue du MAUSS a clairement établi. L’amour des autres a sa réalité et sa consistance propres. Mais de quels autres s’agit-il ? Aimer les siens, ses proches, n’est pas trop difficile ni trop distinct, en somme, de l’amour de soi. Mais peut-on aimer – et de quel type d’amour – les étrangers, les réprouvés, les malheureux qu’on ne connaît pas ? Les autres « autres » ? Avec des contributions de : P. Audi, F. Buyse, A. Caillé, Ph. Chanial, C. Dessinges, D. Girardot, J. T. Godbout, A. Gouldner, J.–M. Guyau, J.-Ph. Heurtin, Ch. Lasch, A. Le Goff, P. H. Martins, A. Nygren, P. Paperman, G. Pommier, A. Sarentchoff, M. Terestchenko, J. Tronto. |
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Lhomme est-il un animal sympathique ? Tout semble aujourdhui donner raison à Hobbes : lhomme nest-il pas effectivement un loup pour lhomme et rien dautre ? Le pouvoir et lintérêt ne sont-ils pas les seuls mobiles de toute action ? Avec des contributions de : M. Anspach, S. Bowles, A. Caillé, Ph. Chanial, J. Dewitte, F. Flahault, E. Fournière, H. Gintis, J.T. Godbout, J.-M. Guyau, Ch. Lazzeri, H. Raynal. |
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Vers une autre science économique On ne desserrera pas lemprise toute-puissante de léconomie (et de la finance) sur nos vies, on ne bâtira pas un « autre monde » sans ébranler la croyance en la science économique orthodoxe, celle quon enseigne à lidentique sur toute la planète désormais, et qui nous persuade quil ny a pas dalternative, pas dautre voie possible. Or, chose étrange, ce paradigme standard, le modèle économique tout-puissant auquel tout le monde affecte de croire, est, en même temps, dune extrême faiblesse, presque intégralement réfuté, si bien quà de multiples égards on peut aussi bien dire que personne ny croit plus guère. Doù vient alors sa force ? Avec des contributions de : A. Caillé, B. Chavance, P. Combemale, F. Fistetti, F. Fourquet, P. Jorion, N. Postel, J. Sapir, E. Sabourin. |
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Avec Karl Polanyi Un peu partout dans le monde, Karl Polanyi (1886-1964) apparaît désormais comme la référence théorique et doctrinale principale de tous ceux, économistes, sociologues, historiens ou politologues, qui ne se résignent pas à la marchandisation générale de nos sociétés. Une référence plus maniable que Marx, parce que clairement humaniste et démocratique, et qui parle aussi bien aux réformistes un peu radicaux qu'à ceux qui entendent toujours abolir le capitalisme. Ce n° 29 de la Revue du MAUSS a été élu "Livre du mois" par Alternatives économiques. Cliquez ici pour découvrir les commentaires et réactions à ce numéro. Avec des contributions de : G. Azam, A. Caillé, D. Girardot, K. Polanyi, S. Latouche, C. Laval, J.-L. Laville, R. Le Velly, S. Malsan, J. Maucourant, G. Sabin, J.-M. Servet et alii, Ph. Steiner. |
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| Numéros épuisés (mais à nouveau disponibles sous forme numérique) |
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Penser la crise de l’école Quest-ce qui est en crise, au bout du compte, dans lécole en France? La manière de transmettre les savoirs, trop éloignée de la pédagogie ancienne ou, au contraire, mal adaptée à la mutation des publics ? Linadéquation croissante des formations à la structure des emplois? Et ces évolutions sont-elles imputables à la sclérose de lécole ou à la situation socio-économique ? Lécole souffre-t-elle dêtre trop attachée à la défense dune culture générale vieillie ou, au contraire, davoir déjà succombé à une exigence utilitariste de rentabilisation des diplômes ? La seule chose certaine, cest que nous sommes bel et bien confrontés à une crise grave de la transmission des connaissances institutionnellement légitimes. Pour sortir des querelles particulièrement féroces en France sur la question et en permettre une approche plus sereine, il est important de partir du caractère multidimensionnel de la crise scolaire à la fois crise des méthodes, des finalités, du sens, de lautorité, du rapport aux publics et aux emplois. Tel est le parti pris de ce dossier. Avec des textes de : S. Beaud, M. Buttet, Ph. Chanial, J. Dewey, F. Dubet, M. Duru-Bellat, F. Flahault, G. Gagné, S. Garcia, P. Imbert, A. Joste, L. Lafforgue, J.-P. Lambert, Ch. Laval, Ch. Mallet, J. Méard, E. Morin, N. Nafissa, G. Pauze, T. Poullaouec, F. Poupeau, J. Rémy, T. Ryam, R. Sue, J.-P. Terrail, , B. Viard, R. Wainer, S. Yu. |
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De l’anti-utilitarisme Qui ne veut pas lutter contre l'économisme, qui nest pas anti-économiciste aujourd'hui ? Que ce soit pour sopposer aux fermetures dusines, aux délocalisations, à la baisse des salaires ou, plus généralement, à la subordination croissante aux impératifs du marché de toutes les sphères de lexistence sociale la culture, lÉcole, le sport, la technique, la science, la politique, etc. , tout lemonde proclame fortement quil y a « autre chose » à prendre en compte que la nécessité économique. « Autre chose », mais quoi ? Faute de le préciser, le risque est de se cantonner dans un moralisme imprécateur et impuissant. Avec des textes de : A. Caillé, F. Compin, S. Crépon, P.-L. Dorion, M. Douglas, S. Dzimira, N. Eber, Falafil, C. Ferraton, F. Flahault, F. Fourquet, G. Gendre, J.T.Godbout, P. Jorion, S. Latouche, Ch. Laval, J.-L. Laville, P.-É. Lemontey, F. Lordon, O. Romano, J. Roucloux, I. Silber, F. Vandenberghe, F. Vatin, X
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Alter-démocratie, alter-économie Le précédent numéro de la Revue du MAUSS dressait le constat de lexistence dun malaise, à tout le moins, dans la démocratie. Le doute sur ses potentialités et sur sa réalité sétend chaque jour un peu plus. Mais jusquoù convient-il de désespérer ? La seule chose sûre est que, dans leur état actuel, les mécanismes de la démocratie représentative ne peuvent plus se suffire à eux-mêmes et quil faut revigorer lesprit même de la démocratie. Avec, sur ce thème, des articles de : M. Bauwens, A. Berthoud, A. Caillé, P. Gary, S. Dufoix, F. Flahault, F. Flipo, J.T. Godbout, D. Graeber, B. Guibert, J.-M. Harribey, A. Insel, P. Jorion, J.-P. Lambert, D. Lapon, S. Latouche, B. Liatard, S. Malsan, J.-P. Russier, R. Sussan, P. Viveret, I. Wallerstein, J.-P. Worms |
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Malaise dans la démocratie Il y a seulement quelques années, on pouvait raisonnablement espérer une extension planétaire rapide de la démocratie. Aujourdhui, les doutes nous assaillent de partout. Des régimes qui semblaient y avoir accédé basculent à nouveau dans la dictature (Russie), dautres ne semblent pas près den sortir (Chine), des régions entières sombrent dans le chaos (Afrique, une partie de lAmérique du Sud ou du centre, etc.) Quant à la tentative dexporter la démocratie par la force, en Irak ou au Moyen-Orient, elle pose au minimum problème. Face à cette régression des idéaux démocratiques, cest notre manière même de les penser qui doit être interrogée. Avec, sur ce thème, des articles de : J. Baechler, J.-M. Besnier, A. Caillé, Ph. Corcuff, V. Desmeuliers, J. Dewitte, M. Freitag, G. Gagné, D. Howard, A. Joxe, S. Kalberg, J.P. Le Goff, P. Michon, J.-P. Russier, P. Tafani. |
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Une théorie sociologique générale est-elle pensable ? Pour qui « croit » en la sociologie, pour qui est persuadé quelle a ouvert la voie à une interrogation sans égale de lhistoire et de la vie en société, il est quelque peu décourageant de constater quelle apparaît, chaque jour davantage, éclatée, tiraillée entre de multiples écoles et courants réputés inconciliables. Faut-il donc abandonner définitivement tout projet dune sociologie générale et dune unification minimale de lenseignement de la sociologie ? Et si oui, pourquoi ? Parce que lidée même dune généralité théorique serait intrinsèquement fautive ? Pour des raisons historiques, lépoque étant au bricolage postmoderne et à la décomposition de toute société par le marché mondialisé ? Doit-on alors faire son deuil de toute théorie sociologique, à grande ou moyenne portée ? Existe-t-il, au contraire, des possibilités théoriques encore sous-estimées et inexploitées ? Avec, sur ce thème, des articles de : M. Archer, J. Baechler, R. Boudon, A. Caillé, P. Donati, F. Dubet, S. Eisenstadt, J.-P Dupuy, M. Freitag, D. Graeber, H. Joas, S. Kalberg, B. Latour, L. Quéré, A. Rawls, I. Silber, L. Thévenot, A. Touraine, H. White. |
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De la reconnaissance Pendant au moins deux siècles, lessentiel du conflit dans les sociétés modernes aura porté sur les inégalités économiques. Depuis les deux ou trois dernières décennies, au contraire, il sorganise au premier chef à partir de la question dite de la reconnaissance : quil sagisse du genre, des minorités ethniques, culturelles ou religieuses, de la sexualité, mais aussi des conflits économiques eux-mêmes, tout le monde veut dabord voir reconnue et respectée son identité, individuelle et/ou collective. Sans cette reconnaissance, qui fournit les bases de la dignité et de lestime de soi, nous ne saurions vivre. Mais identité, respect et reconnaissance peuvent-ils se produire et se distribuer de la même manière que les biens économiques ? Sont-ils même susceptibles dêtre distribués de manière égale ? Avec, sur ce thème, des articles de : M. R. Anspach, S. Aumercier, G. Berthoud, J.-L. Boilleau, A. Caillé, M. P. di Bella, E. Flahault, N. Fraser, J. T. Godbout, S. Haber, M. Hénaff, A. Honneth, A. Iteanu, J.-P. Lambert, Ch. Lazzeri, L. Maitrier, P. H. Martins, A. Pigliaru, E. Renault, R. Sobel, M. Terestchenko, B. Viard. | |||
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Qu’est-ce que le religieux ? Nest-il pas tentant de chercher les causes du terrorisme et du fanatisme dans la religion et de faire lhypothèse que si elle venait à perdre de son importance, alors toutes les sociétés trouveraient enfin la démocratie, la paix et la prospérité ? Cette hypothèse paresseuse nest pas tenable. Nest-ce pas une lutte toute religieuse du Bien contre le Mal qui inspire la politique internationale de George W. Bush ? Symétriquement, les pires ennemis de la démocratie, les régimes totalitaires communistes ou nazis, nont-ils pas été violemment antireligieux ? La réflexion sur le fait religieux et sur ses rapports au politique est donc essentielle pour comprendre les phénomènes contemporains les plus déterminants. Les sciences sociales nous y aident-elles ? Avec, sur ce thème, des articles de : Mark Anspach, Hannah Arendt, Maria Pia Di Bella, Alain Caillé, Françoise Champion, Jacques Dewitte, Paul Dumouchel, François Fourquet, Marcel Gauchet, Danièle Hervieu-Léger, Leszek Kolakowski, Jean-Paul Lambert, Philippe de Lara, Patrick Michel, Jules Monnerot, Fabien Robertson, Lucien Scubla, Michaël Singleton, Camille Tarot, Shmuel Trigano, Jean-Paul Willaime. |
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L’alter-économie « Un autre monde est possible » affirment les no global, ceux qui ne se disent plus aujourdhui « anti » mais « altermondialistes ». Mais un autre monde est-il possible sans une autre économie ? Et cette visée dune alteréconomie est-elle réaliste ? Économie solidaire, économie sociale, économie informelle, microfinance, commerce équitable, etc., tout cela fait-il une alternative économique véritable au capitalisme ? Telle est la question quaffronte ce numéro de La Revue du MAUSS en mêlant le récit et lanalyse de multiples expériences à une discussion proprement théorique bien nécessaire : au bout du compte, nest-ce pas la conception reçue de ce qui fait léconomie et la richesse quil convient dinterroger, mais en se méfiant des solutions de facilité et des pseudo-alternatives ? Avec des contributions de : M. Abélès, P. Amouroux, M. Arruda, G. Azam, A. Berthoud, E. Bidet, M. Boulianne, A. Caillé, G. Carvalho, A. S. Fall, X. Fourt, L. Fraisse, L. I. Gaiger, C. Guèye, P. W. Johnson, L. Kossols, J.-P. Lambert, S. Latouche, B. Lautier, J.-L. Laville, G. Massiah, N. Neamtan, H. Ortiz, B. Perret, H. Primavera, R. Ryvkina, A. Sen. |
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Quelle « autre mondialisation » ? Il y a beaucoup de raisons de s'opposer aux formes actuelles (ultralibérales, dérégulationnistes et antipolitiques) de la mondialisation la principale étant qu'elles s'accompagnent d'une tendance apparemment irrépressible à transformer toute chose, toute activité et toute relation humaine en marchandise. AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : J. Baechler, A. Caillé, C. Chavagneux, D. Cohen, P. Combemale, F. Fourquet, F. J. Généreux, A. Insel, A. Joxe, Z. Laïdi, P. Lamy, S. Latouche, E. Morin, C. Mouffe, T. Negri, M.-D. Perrot, D. Plihon, P. Zarifian. |
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Y a-t-il des valeurs naturelles ? La tentation naturelle des sciences sociales, et en particulier de la sociologie, est de postuler que rien n'est naturel, puisque toute institution, toute croyance, toute valeur est le résultat d'une construction historique et sociale. Et, en un sens, cette affirmation est irréfutable. Mais, mal comprise, elle est aussi dangereuse. Devons-nous en déduire que tout se vaut, et donc que rien ne vaut ? Qu'il n'existe aucun critère permettant de fonder nos valeurs et d'arbitrer entre elles ? Que le choix de la démocratie plutôt que du despotisme, de la paix contre la guerre ou de la justice contre l'arbitraire est radicalement indécidable ? AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : J. Baechler, R. Boudon, A. Caillé, F. Cantelli, P. Chanial, T. Collette, C. Cooley, J. Dewey, J. Dewitte, M. Dion, F. Fourquet, F. La Cecla, S. Pasquier, A. Rawls, J. Rémy, A. Revillard, L. Scubla, A. Touraine. |
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Travailler est-il (bien) naturel ? On nous annonçait hier la fin du travail. Aujourd'hui, la croissance revenue, on nous dit que le plein-emploi est pour demain. Mais est-il sûr que ce soit toujours du même travail qu'il s'agisse ? Qu'entre celui qu'on voyait s'effriter, le travail statutaire assorti de multiples garanties, et le travail sans qualités, précaire et jetable qui se développe, entre l'emploi au sein des grandes organisations et l'emploi en réseau, il y ait une véritable continuité ? AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : Y. Benarrosch, A. Berthoud, J-L. Boilleau, A. Caillé, D. Clerc, F. Gollain, A. Gorz, P. d'Iribarne, A. Jacob, M. Lallement, J.-L. Laville, C. Mallet, J. Marejko, D. Méda, P. Rospabé, F. Vatin, P. Veltz, H. Zajdela, R. Zoll. |
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Chassez le naturel Tchernobyl, Erika, vache folle, clonages divers, effet de serre, pollutions en tous genres, etc. À nen pas douter, nous vivons dans la « société du risque ». À tel point que lobjectif de sauvegarder ce quil subsiste de la Nature semblerait devoir aisément lemporter sur tout autre. Pourquoi dans ces conditions peine-t-il autant à simposer dans les faits ? Parce quil se heurte à de multiples intérêts économiques et financiers, assurément. Mais aussi, peut-être, pour une autre raison plus subtile et plus troublante. AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : U. Beck, A. Caillé, D. Céfaï, P. Chanial, B. Conein, P. Corcuff, P. De Lara, J. Dewitte, P. Hacker, S. Latouche, B. Latour, J.-L. Le Moigne, M. Lynch, A. Masse, D. Pestre, L. Quéré, H. Raynal, R. Redeker, J. Roucloux, J.-P. Siméon, K. Soper, D. Trom, F. Vandenberghe, L. Zerilli. |
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L’autre socialisme Il y a vingt-cinq ans, le libéralisme économique semblait mort et enterré. Aujourd'hui, ressuscité de ses cendres, il triomphe mondialement, et aucune idéologie ne semble plus en mesure de le contrer. Le marxisme a du mal à se remettre de sa liaison coupable avec le totalitarisme communiste et de lautodestruction des « socialismes réels ». Du coup, la référence au socialisme apparaît désuète. Comme si, privées du repoussoir communiste, les idéologies social-démocrates ces socialismes atténués et euphémisés , si nécessaires quelles aient été pour civiliser le capitalisme daprès-guerre, apparaissaient subitement fades et sans saveur. Si lessentiel est uniquement laccroissement du niveau de vie, ne vaut-il pas mieux laisser faire le marché ? AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : P. Bitoun, A. Caillé, D. Céfaï, P. Chanial, G. Delfau, M. Dion, B. Eme, R. Frégosi, C. Gaillard, L. Gardin, M. Herland, D. Howard, J. Jaurès, S. Kalberg, J.-L. Laville, J.-P Le Goff, P. Leroux, B. Maton, J.F Marchat, J-C. Michéa, B. Perret, B. Théret, Y Vaillancourt, B. Viard, J. Viard. |
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Éthique et économie Pour la science économique dominante, laffaire est entendue : cest le libre jeu des intérêts et du calcul égoïste propres à lHomo conomicus qui gouverne léconomie ; et lexhortation à laltruisme, au don pur et désintéressé, ne relève que de la morale. À nous de nous débrouiller avec cette injonction contradictoire, qui fait croître le cynisme à proportion de langélisme. |
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Villes bonnes à vivre, villes invivables Quest-ce qui fait que certaines villes semblent invivables tandis que dautres dégagent un charme inépuisable ? Que tel ensemble architectural nous parle quand tel autre nous fait horreur ? On sait à quel point ces questions sont aujourdhui difficiles à trancher. Car, nous détestons nos villes massifiées et fonctionnelles qui nous font regretter lharmonie des villes anciennes ; et, en même temps, nous ne pouvons envisager de faire retour à celle-ci. Pourquoi faire de lancien avec du neuf, en effet ? Mais aussi : comment donc construire nos villes, désormais ? |
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Le retour de l’ethnocentrisme En 1989, la chute du Mur de Berlin semblait annoncer la fin du mensonge et des illusions totalitaires. Pendant quelques années, le monde occidental se prit à rêver de la paix perpétuelle qu'amènerait l'extension rapide à toute la planète de l'économie de marché, des droits de l'homme, des technosciences et de la démocratie. D'un universalisme enfin accepté. Aujourd'hui, le cauchemar a succédé au rêve : partout dans le monde, on se massacre allégrement et des États se défont au nom de la pureté de la race ou de la religion. |
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Plus réel que le réel, le symbolisme Pour le sens commun, est symbolique ce qui se substitue à la réalité, et qui se révèle être moins quelle. Mais pour les sciences sociales, le symbole est plus réel que la réalité même : depuis un siècle, la nature symbolique de la réalité sociale est largement reconnue. Central aussi bien dans la psychanalyse lacanienne que dans lanthropologie structurale de Claude Lévi-Strauss, ce thème inspire nombre de débats actuels sur la « perte des repères symboliques » que représenteraient la procréation médicalement assistée, le clonage des êtres humains, la « réalité virtuelle » ou le mariage des homosexuels. |
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Une seule solution, l’association ? Le sous-titre de cet ouvrage aurait pu être : « Pour contribuer aux cérémonies du cent-cinquantième anniversaire de la révolution de 1848 et du trentième de Mai 1968 ». Ce que ces deux événements ont en commun, cest laffirmation dune spontanéité qui se dresse contre les pouvoirs établis pour ne reconnaître comme légitimes que les institutions issues de la libre association des hommes (et des femmes). « Une seule solution, la révolution », disait-on en 1968 ! Oui mais, répondait en somme à lavance, en 1848, Pierre Leroux, linventeur du mot socialisme et le prophète lucide de tous les drames quallait engendrer une collusion trop étroite du socialisme et de létatisme, oui, mais à condition que ce soit la révolution de lassociation. AVEC LES CONTRIBUTIONS DE : S. Anheier É. Archambault, D. Bayon, A. Caillé, P Chanial, B. Enjolras, A. Evers, L Favreau, É. Gagnon, J. Godbout, P. Hirst, S. Juan, J.-L. Laville, P Lyet, M. Parodi, S. Pasquier L. Salamon, J.-M. Servet, M. Simonet, R. Sue, Y. Vaillancourt, B. Viard, G. Vincent, P. Watier, R. Zoll. |
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LObligation de donner Dans son Essai sur le don (1923-1924), Marcel Mauss, neveu de Durkheim et son successeur à la tête de l'école sociologique française, établissait que dans nombre de sociétés archaïques les échanges s'opèrent sous la forme de cadeaux obligatoirement donnés, acceptés et rendus. Il est aujourd'hui permis de penser que ce qu'il découvrait ainsi, ce n'est rien de moins qu'un universel sociologique et anthropologique capital. De tous, le plus essentiel peut-être. Mais si l'obligation de donner, mutatis mutandis, est bien universelle, est-il une découverte plus importante jamais effectuée par les sciences sociales que celle de Mauss ? Et qui concerne toutes les disciplines. Ne remet-elle pas en cause la portée méthodologique que les économistes attribuent au schématisme de l'Homo conomicus ? Et si M. Mauss a raison lorsqu'il suppose avoir découvert là le « roc » de la morale éternelle, n'est-ce pas de cette découverte que les philosophes devraient au premier chef s'inspirer lorsqu'ils interrogent le bon, le bien et le juste ? AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : L. Babès, J.-L Boilleau, A. Caillé, M. Chabal, J. Dewitte, D. Fairchild, P. Fustier, J. Godbout, J.-J. Goux, B. Karsenti, J. Larcebeau, B. Ouedraogo, P Rospabé, I. Silber, C. Tarot, D. Temple, S. Trigano. |
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Vers un revenu minimum inconditionnel ? Face à lexclusion et à la montée du chômage, lidée a été avancée dallouer à tout citoyen un revenu minimum, sans aucune obligation en contrepartie. Proposition jugée utopique par la plupart des experts. Utopique vraiment ? Un tel don de citoyenneté nest-il pas pourtant indispensable pour parachever laventure démocratique ouverte par la déclaration des droits de lhomme ? Et ne devient-il pas urgent de substituer à la suspicion et à la peur face aux exclus et aux chômeurs un vrai pari de confiance ? Cela nimplique-t-il pas de renoncer aux fictions de contrat sur lesquelles repose lactuel RMI ? Et, plus encore, de se prémunir à tout prix contre les projets dinstaurer un travail obligatoire (workfare) qui gagnent du terrain un peu partout dans le monde et qui nous ramèneraient en plein XIXe siècle ? AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : Jean Alric ; MarkAnspach ; Isabelle Astier ; Guy Aznar ; Jean-Michel Belorgey ; Pierre Bitoun ; Jean-Luc Boilleau, Yoland Bresson ; Alain Caillé ; Robert Castel ; Sandro Cattacin Philippe Chanial ; Bernard Eme ; Chantal Euzéby ; Jean-Marc Ferry ; Bernard Ginisty ; Jean-Marie Harribey ; Ahmet Insel ; Jean-François Laé ; Jean-Louis Laville ; Dominique Méda ; Daniel Mothé ; Numa Murard ; Thomas Paine ; Camille Tarot ; Philippe Van Parijs. |
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Pour une autre économie Le titre de cet ouvrage collectif est à dessein ambivalent : pour ses auteurs, cest aussi bien le système économique que la manière de lanalyser qui doivent être changés. Dans cette période troublée, où sévanouit le rêve de lemploi à plein temps pour tous durant toute la vie, et où les économies nationales tendent à se dissoudre sous le choc de la mondialisation, il devient urgent de repenser léconomie. Et plus précisément de repenser conjointement la théorie économique et les politiques économiques. AVEC LES CONTRIBUTIONS DE : Gérald Berthoud, Hubert Brochier, Alain Caillé, Pascal Combemale, Chantal Euzéby, François Fourquet, Rauf Gönenç, Mark Granovetter, Bernard Guerrien, Ahmet Insel, Paul Jorion, Robert E. Lane, Jean-Louis Laville, François Nemo, Philippe Rospabé, Richard Swedberg, Hélène Zadjela. |
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Cheminements politiques Les idéologies politiques sont facilement anti-utilitaristes. Ce qui ne les rend pas pour autant recommandables lorsquelles prônent ou imposent des dévouements et des sacrifices suspects. On sinterroge ici sur les contours possibles dun anti-utilitarisme politique qui ne serait pas idéologique. Qui ne prétendrait pas parler au nom de lau-delà ou du point de vue dun passé ou dun avenir radicalement autres. Un anti-utilitarisme qui se bornerait à évaluer les possibilités de paix que recèle la lutte des hommes ici et maintenant. AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : Gerald Berthoud, Alain Caillé, Philippe Chanial, Jean-Louis Cherlonneix, Mark S. Cladis, Pascal Combemale, Bernard Cova, Chantal Euzéby, Carlo Gambescia, Jean-Pierre Girard, Aldo Haesler, Ahmet Insel, Robert E. Lane, Serge Latouche, Claude Lefort, Jérôme Maucourant, Chantal Mouffe, Jean-Louis Prat, Henri Raynal, Philippe Rospabé.. |
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Ce que donner veut dire Comme les hommes de toutes les époques et de toutes les cultures, nous aimons nous croire généreux : cest, en définitive, de notre capacité à donner que nous tirons notre fierté. Mais nous ne savons pas, ou plus, ce que donner veut dire. Pour le sens commun, les pratiques de don sont des à-côtés de la vie : elles nont pas limportance des choses vraiment sérieuses que sont la famille, le travail ou la santé. Pour les sciences sociales, le don est mensonger : derrière lui se cacherait lintérêt égoïste. Pour la philosophie et la religion, le don relève de la grâce : cest un geste pur, éthéré, sans auteur ni récepteur. AVEC DES CONTRIBUTIONS DE : Gérald Berthoud, Alain Caillé, Johanne Charbonneau, Laurent Cordonnier, Jacques Dewitte, Jacques T. Godbout, Aldo Haesler, Ahmet Insel, Raymond Jamous, Serge Latouche, Philippe Rospabé, Camille Tarot, Denis Vidal. |
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| Les titres actuellement disponibles en version numérique ne représentent qu'une partie des ouvrages publiés par le MAUSS, dont on trouvera la liste complète ici. |
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Association, démocratie et société civile La réunion de Porto Alegre (lanti-Davos), en janvier 2001, a été considérée par beaucoup dobservateurs comme lacte de baptême dune société civile internationale. Fondée sur le foisonnement de myriades dassociations de tous pays et de toutes cultures, elle seule serait à même de réparer ou de limiter les dégâts du marché dune part, et de desserrer lemprise des États autoritaires ou dictatoriaux de lautre. |
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Lien social et intérêts matériels Cet ouvrage examine les relations entre les formes du lien social et les intérêts matériels dans la genèse ou le déroulement des processus d'action collective. Cette question, posée lors du séminaire permanent « Action collective et développement rural » organisé en 2003 par le CIRAD, a fait l'objet d'un atelier spécifique en juin 2004 à Montpellier dont les travaux sont réunis dans cette édition. Contributions de : E. Sabourin, S. Dzimira, D. Barthélémy, M. Nieddu, F.-D. Vivien, J. Marzin, M. Tassembedo, N. Ellison, E. Penot, H. Mokaddem, F. Dreyfus. |
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Le don, la dette et lidentité Dans LEsprit du don, Jacques T. Godbout montrait que le don occupe encore une place de première importance dans nos sociétés, à côté du marché et de lÉtat. Dans ce nouvel ouvrage, il généralise son propos : le don est ce mode de circulation des biens et services propre aux réseaux et où nintervient pas la séparation entre un public et des professionnels. Dans la famille ou dans la société, le monde des réseaux fonctionne au don et à la dette, et non pas à léquivalence (comme dans le marché) ou à légalité (comme dans lÉtat). Quand les réseaux fonctionnent bien, cette dette est positive : elle nengendre pas angoisse et aliénation, mais confiance et désir de loyauté. Le don apparaît ainsi indissociable du sens : cest lintention qui compte et cest le sens qui fait le don. Enfin, cest à travers la relation de dette (positive ou négative), de don et de contre-don, que se forment ou se déforment les identités. Jacques T. GODBOUT, professeur-chercheur à lInstitut national de la recherche scientifique (Université du Québec), est lauteur de La participation contre la démocratie (Saint-Martin), La démocratie des usagers (Boréal) et, en collaboration avec Alain Caillé, de LEsprit du don (La Découverte/Boréal). Considéré comme un des meilleurs spécialistes mondiaux de la sociologie du don, J. T. Godbout est membre du comité de rédaction de La Revue du MAUSS. |
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Don, mana et salut religieux La raison première du piétinement de la sociologie des religions (si ce n’est pas de la sociologie tout court), est sans doute que ses deux principaux auteurs de référence, Durkheim et Weber, ont adopté des stratégies théoriques totalement différentes – l’un cherchant l’origine et l’essence du religieux sans se donner les moyens de penser ses transformations historiques, l’autre analysant son infinie variabilité sans se soucier de préciser en quoi il consiste – entre lesquelles on ne perçoit guère les liens. Ou encore, Durkheim s’est intéressé à la religion première, Weber aux grandes religions analysées comme des religions de salut. Quoi de commun entre elles ? Le don, répond Park Jung Ho. Religions premières et religions de salut représentent deux régimes différents du donner-recevoir-rendre, l’un largement immanent, l’autre transcendantalisé. • Park Jung Ho, docteur en sociologie de l'université Paris Ouest La Défense-Nanterre, est chercheur à l'Institut des sciences sociales de l'université Sogang (Corée du Sud). Ses recherches portent sur la sociologie de la religion et de la culture. |
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Contact : Dominique Dudouble. Remerciements à Charlie "html guru" Babbitt, ainsi qu'à Michel, Mousse et Amélie pour le béta-testing. Configuration requise : pour un bon affichage des introductions/préfaces au format PDF, lancez au préalable le logiciel Adobe Reader® (anciennement Acrobat Reader®), puis poursuivez votre navigation. |
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