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La Revue du M.A.U.S.S. |
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| Avant 1993 | Depuis 1993 | A-C | D-G | H-L | M-U | V-Z | |
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Depuis 1981, La Revue du M.A.U.S.S. sest imposée comme une des toutes premières revues interdisciplinaires et un des lieux importants du débat public en France. Elle offre des perspectives inédites en sciences économiques, en anthropologie, en sociologie ou en philosophie politique. Aux antipodes de lencyclopédisme, et grâce à la variété de son questionnement et de ses angles dattaque, La Revue du M.A.U.S.S. procède à un bilan permanent et raisonné des sciences sociales. Parce quelle sest toujours refusée à dissocier les discussions proprement scientifiques de leurs enjeux éthiques et politiques, La Revue du M.A.U.S.S. est à lorigine de nombreux débats de société aujourdhui cruciaux. « Anti-utilitariste », elle critique l'économisme dans les sciences sociales et le rationalisme instrumental en philosophie morale et politique. Rendant hommage par son nom à Marcel Mauss, elle incite à penser le lien social sous l'angle des dons (agonistiques) qui unissent les sujets humains. Cette revue de recherche, de vulgarisation et de débats sadresse à tous ceux qui sintéressent à ce qui se produit à lintersection des sciences sociales, du politique et de lhistoire, et plus spécialement aux universitaires, aux chercheurs et aux étudiants. Ces derniers consulteront avec profit la page À propos du MAUSS qui, outre une présentation de la démarche du MAUSS, comprend un texte de S. Dzimira résumant le paradigme du don et ses principaux enjeux. Le M.A.U.S.S. édite également, avec les éditions La Découverte & Syros une collection dessais : La Bibliothèque du M.A.U.S.S., qui accueille désormais la série « Économie solidaire et démocratie ». Animée par le CRIDA (Centre de recherches et d'information sur la démocratie et l'autonomie, équipe de recherche du LSCI, laboratoire du CNRS LP31), cette série porte sur le fait associatif dans la perspective d'une économie et d'une démocratie plurielles Le M.A.U.S.S. organise des réunions-débats et s'associe à des colloques et rencontres dont le programme figure en page Actualité du MAUSS Par ailleurs, divers intervenants confrontent leurs points de vue à propos de lavenir de l'Europe. Une sélection de contributions a été rassemblée en page Débat sur l'Europe (mise à jour : 01/03/07). Découvrez les formations universitaires en rapport avec les thématiques du MAUSS. La revue du MAUSS permanente propose un lieu de rencontres et d'échanges entre le monde universitaire et la société civile ainsi que trois nouvelles rubriques : Versions numériques (e-books) : Le MAUSS réédite une partie de son fonds sous forme numérique (fichiers PDF) avec paiement sécurisé via Paypal puis envoi par courriel d'un lien de téléchargement. Déjà disponibles (liens vérifiés le 11/07/08) : le n° 29 (Avec Karl Polanyi, 2007) et le n° 11 (Une seule solution, l'association ?,1998) de la Revue semestrielle, ainsi que Association, démocratie et société civile (2001), et Lien social et intérêts matériels (CIRAD, 2005), MAUSS, 3 avenue du Maine, 75015 Paris. *Pour en savoir plus sur l'esprit du MAUSS, voir À propos du MAUSS For a general introduction in English to Marcel Mauss and his legacy, follow this link: |
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Lhomme est-il un animal sympathique ? Tout semble aujourdhui donner raison à Hobbes : lhomme nest-il pas effectivement un loup pour lhomme et rien dautre ? Le pouvoir et lintérêt ne sont-ils pas les seuls mobiles de toute action ? Avec des contributions de : M. Anspach, S. Bowles, A. Caillé, Ph. Chanial, J. Dewitte, F. Flahault, E. Fournière, H. Gintis, J.T. Godbout, J.-M. Guyau, Ch. Lazzeri, H. Raynal. |
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La société vue du don Le don fait-il encore société ? Ou, du moins, contribue-t-il encore à certains de ses ressorts essentiels ? Est-il toujours actuel ? En apparence, non. Les sociétés anciennes se sont pensées dans le langage du don mais nous, modernes, parlons un tout autre idiome, celui de lintérêt notamment. Peut-être nous arrive-t-il encore, dans lintimité et dans nos relations personnelles, de donner, mais il semble bien illusoire de considérer que le don serait toujours au coeur de nos sociétés contemporaines et quil contribuerait encore à nourrir liens, échanges et identités sociales. Faut-il alors, comme y invite la sociologie aujourdhui, labandonner au folklore des anthropologues et aux spéculations des philosophes ? Philippe Chanial, secrétaire général de La Revue du MAUSS, est maître de conférences en sociologie à luniversité Paris-Dauphine, où il dirige le CERSO (Centre détudes et de recherches en sociologie des organisations, CNRS). Ce volume regroupe une trentaine de contributions dont celles de N. Alter, A. Caillé, P. Fustier, J. Godbout, A. Guery, M. Hénaff, S. Latouche, I. Marin, I. Silber, C. Tarot, J.-P. Willaime, etc.. |
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Le symbolique et le sacré La question de la religion de son essence, de sa fonction, de son origine a été centrale dans la sociologie et lanthropologie classiques. Pour la tirer des impasses et de la stagnation où elle est reléguée de nos jours, Camille Tarot propose ici un bilan critique des oeuvres des meilleurs comparatistes, à travers leurs théories si contradictoires de la religion. Huit auteurs principaux sont soumis à examen : Émile Durkheim, Marcel Mauss, Mircea Eliade, Georges Dumézil, Claude Lévi-Strauss, René Girard, Pierre Bourdieu et Marcel Gauchet. Limportant en la matière est dabord desquiver les faux irénismes comme les querelles stériles ou haineuses, pour confronter les doctrines en profondeur et systématiquement. Ensuite, de déceler limpensé et les refoulements que produit chaque cadre théorique, pour proposer le modèle ou lidéal-type de la religion qui paraît le mieux fondé. Au fil de cet examen, il apparaît que lessence du fait religieux est à rechercher à lintersection du symbolique et du sacré, à comprendre à partir des fondations dÉmile Durkheim et de Marcel Mauss, complétées par les apports de René Girard. La possible fécondité du modèle qui se dégage ainsi satteste par sa capacité à relire les sources et à renouveler en profondeur les vieux problèmes des fonctions de la religion, qui navaient guère avancé depuis Émile Durkheim. Camille TAROT, professeur de sociologie à luniversité de Caen, spécialiste polyglotte dhistoire des religions, est notamment lauteur de De Durkheim à Mauss, linvention du symbolique (La Découverte/M.A.U.S.S, 1999, un « livre qui à coup sûr fera date », écrivait Danièle Hervieu-Léger). |
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Vers une autre science économique On ne desserrera pas lemprise toute-puissante de léconomie (et de la finance) sur nos vies, on ne bâtira pas un « autre monde » sans ébranler la croyance en la science économique orthodoxe, celle quon enseigne à lidentique sur toute la planète désormais, et qui nous persuade quil ny a pas dalternative, pas dautre voie possible. Or, chose étrange, ce paradigme standard, le modèle économique tout-puissant auquel tout le monde affecte de croire, est, en même temps, dune extrême faiblesse, presque intégralement réfuté, si bien quà de multiples égards on peut aussi bien dire que personne ny croit plus guère. Doù vient alors sa force ? Avec des contributions de : A. Caillé, B. Chavance, P. Combemale, F. Fistetti, F. Fourquet, P. Jorion, N. Postel, J. Sapir, E. Sabourin. |
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Marcel Mauss, savant et politique Le destin de luvre de Marcel Mauss est étrange. Fondateur de lethnologie scientifique française, héritier intellectuel principal dÉmile Durkheim et de lécole française de sociologie, inspirateur revendiqué de Georges Bataille, Roger Caillois, Claude Lévi-Strauss et à travers lui de Jacques Lacan et, plus généralement, de toute lintelligentsia française daprès-guerre, Marcel Mauss reste le plus inconnu des hommes illustres de la tradition sociologique et anthropologique. Sylvain DZIMIRA, docteur en sociologie, chercheur associé au Sophiapol (Laboratoire de sociologie, philosophie et anthropologie politiques de Paris-X Nanterre), est professeur de sciences économiques et sociales au lycée des Francs-Bourgeois. Il collabore régulièrement à la Revue du MAUSS et anime La Revue du MAUSS permanente (www.journaldumauss.net). |
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La quête de reconnaissance De plus en plus, dans tous les secteurs de la société, au travail, dans les relations entre groupes sociaux ou entre traditions culturelles ou religieuses, entre les sexes ou les générations, dans les rapports à l'État et l'administration, ou même en famille, les individus se sentent mal ou guère reconnus. Ils aspirent à la « reconnaissance », nouveau maître mot. De même au plan collectif : durant les deux derniers siècles, les luttes sociales se sont massivement présentées comme des luttes pour la redistribution de la richesse ; elles apparaissent principalement aujourd'hui comme des luttes pour être reconnus. Alain Caillé, directeur de La Revue du MAUSS semestrielle, professeur de sociologie à l'université Paris-X-Nanterre, où il codirige le SOPHIAPOL (Laboratoire de sociologie, philosophie et anthropologie politiques), a notamment publié à La Découverte, Anthropologie du don (2007) et Dé-penser l'économique (2005). |
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Avec Karl Polanyi Un peu partout dans le monde, Karl Polanyi (1886-1964) apparaît désormais comme la référence théorique et doctrinale principale de tous ceux, économistes, sociologues, historiens ou politologues, qui ne se résignent pas à la marchandisation générale de nos sociétés. Une référence plus maniable que Marx, parce que clairement humaniste et démocratique, et qui parle aussi bien aux réformistes un peu radicaux qu'à ceux qui entendent toujours abolir le capitalisme. Ce n° 29 de la Revue du MAUSS a été élu "Livre du mois" par Alternatives économiques. Cliquez ici pour découvrir les commentaires et réactions à ce numéro. Avec des contributions de : G. Azam, A. Caillé, D. Girardot, K. Polanyi, S. Latouche, C. Laval, J.-L. Laville, R. Le Velly, S. Malsan, J. Maucourant, G. Sabin, J.-M. Servet et alii, Ph. Steiner. |
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Pourquoi se mobilise-t-on ? Pourquoi se mobilise-t-on ? L'un des traits propres aux régimes démocratiques est que leurs citoyens disposent d'un droit de regard sur les affaires publiques et, en contrepoint des élections, d'un droit à la critique et à la révolte. Ils discutent, s'associent, s'organisent. Ils constituent des collectifs, revendiquent dans l'espace public, passent des alliances avec partis et syndicats et entrent en conflit avec les pouvoirs établis. Mais qu'est-ce qui les y pousse ? La mobilisation a un coût en énergie et présente des risques, y compris financiers. Pourquoi ne pas laisser les autres se mobiliser à notre place ? Daniel CÉFAÏ, est maître de conférences à l'université Paris-X-Nanterre et chercheur à l'institut Marcel-Mauss et au Sophiapol. Il a publié dans la même collection L'Enquête de terrain (La Découverte, 2003) et différents ouvrages collectifs sur Les Cultures politiques (PUF, 2001), Les Formes de l'action collective (avec Danny Trom, Éditions de l'EHESS, 2001), Les Sens du public (avec Dominique Pasquier, PUF, 2004) et L'Héritage du pragmatisme (avec Isaac Joseph, Éditions de l'Aube, 2002). |
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Penser la crise de l'école Quest-ce qui est en crise, au bout du compte, dans lécole en France? La manière de transmettre les savoirs, trop éloignée de la pédagogie ancienne ou, au contraire, mal adaptée à la mutation des publics ? Linadéquation croissante des formations à la structure des emplois? Et ces évolutions sont-elles imputables à la sclérose de lécole ou à la situation socio-économique ? Lécole souffre-t-elle dêtre trop attachée à la défense dune culture générale vieillie ou, au contraire, davoir déjà succombé à une exigence utilitariste de rentabilisation des diplômes ? La seule chose certaine, cest que nous sommes bel et bien confrontés à une crise grave de la transmission des connaissances institutionnellement légitimes. Pour sortir des querelles particulièrement féroces en France sur la question et en permettre une approche plus sereine, il est important de partir du caractère multidimensionnel de la crise scolaire à la fois crise des méthodes, des finalités, du sens, de lautorité, du rapport aux publics et aux emplois. Tel est le parti pris de ce dossier. Avec des textes de : S. Beaud, M. Buttet, Ph. Chanial, J. Dewey, F. Dubet, M. Duru-Bellat, F. Flahault, G. Gagné, S. Garcia, P. Imbert, A. Joste, L. Lafforgue, J.-P. Lambert, Ch. Laval, Ch. Mallet, J. Méard, E. Morin, N. Nafissa, G. Pauze, T. Poullaouec, F. Poupeau, J. Rémy, T. Ryam, R. Sue, J.-P. Terrail, , B. Viard, R. Wainer, S. Yu. |
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De lanti-utilitarisme Qui ne veut pas lutter contre l'économisme, qui nest pas anti-économiciste aujourd'hui ? Que ce soit pour sopposer aux fermetures dusines, aux délocalisations, à la baisse des salaires ou, plus généralement, à la subordination croissante aux impératifs du marché de toutes les sphères de lexistence sociale la culture, lÉcole, le sport, la technique, la science, la politique, etc. , tout lemonde proclame fortement quil y a « autre chose » à prendre en compte que la nécessité économique. « Autre chose », mais quoi ? Faute de le préciser, le risque est de se cantonner dans un moralisme imprécateur et impuissant. Avec des textes de : A. Caillé, F. Compin, S. Crépon, P.-L. Dorion, M. Douglas, S. Dzimira, N. Eber, Falafil, C. Ferraton, F. Flahault, F. Fourquet, G. Gendre, J.T.Godbout, P. Jorion, S. Latouche, Ch. Laval, J.-L. Laville, P.-É. Lemontey, F. Lordon, O. Romano, J. Roucloux, I. Silber, F. Vandenberghe, F. Vatin, X
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Le capital social Avec la notion de réseau , qui lui est d'ailleurs étroitement apparentée, le concept de capital social, quoique mal connu en France, est probablement celui qui a suscité le plus de travaux et de débats dampleur internationale, en sociologie et en science politique, mais aussi en économie, depuis les années 1990. Il fonde en, effet une hypothèse d'une importance cruciale : celle que lefficacité économique dun individu, dune entreprise ou dune nation ne dépend pas tant ou pas seulement de la quantité de capital économique dont ils disposent que de la qualité des relations sociales au sein desquelles sinsère leur activité. La thèse est fascinante, mais on devine toutes les questions quelle soulève. Quest-ce que la qualité dune relation sociale ? Peut-on la mesurer ? Et comment ? Antoine Bevort et Michel Lallement, tous deux professeurs de sociologie au Conservatoire national des arts et métiers, sont les auteurs de nombreux ouvrages sur la démocratie participative (A. Bevort), les relations professionnelles ou l'organisation du travail ainsi que l'histoire des sciences sociales (M. Lallement). |
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Alter-démocratie, alter-économie Le précédent numéro de la Revue du MAUSS dressait le constat de lexistence dun malaise, à tout le moins, dans la démocratie. Le doute sur ses potentialités et sur sa réalité sétend chaque jour un peu plus. Mais jusquoù convient-il de désespérer ? La seule chose sûre est que, dans leur état actuel, les mécanismes de la démocratie représentative ne peuvent plus se suffire à eux-mêmes et quil faut revigorer lesprit même de la démocratie. Avec, sur ce thème, des articles de : M. Bauwens, A. Berthoud, A. Caillé, P. Gary, S. Dufoix, F. Flahault, F. Flipo, J.T. Godbout, D. Graeber, B. Guibert, J.-M. Harribey, A. Insel, P. Jorion, J.-P. Lambert, D. Lapon, S. Latouche, B. Liatard, S. Malsan, J.-P. Russier, R. Sussan, P. Viveret, I. Wallerstein, J.-P. Worms |
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Un si fragile vernis dhumanité On a pu croire ou espérer, un temps, que les monstruosités de la Seconde Guerre mondiale étaient derriere nous. Définitivement. Or partout, à nouveau, on massacre, on torture, on extermine. Comment comprendre cette facilité des hommes à entrer dans le mal ? La réponse à cette question devient chaque jour plus urgente. Lire la Note de lecture de B. Cannone sur cet ouvrage. Michel TERESTCHENKO (michel.terestchenko@univ-reims.fr), philosophe, est lauteur douvrages de philosophie politique (Les Violences de labstraction, PUF 1992 ; Philosophie politique, 2 vol., Hachette, 1994) et de philosophie morale (Amour et désespoir, Seuil, 2000). |
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Au commencement était le rite Où il est soutenu, notamment, que la mondialisation du rituel a largement précédé celle de léconomie ; que le mariage et les funérailles ont été dabord un privilège royal qui a fini par sétendre à toutes les couches de la société ; que la souveraineté a été originellement dévolue à des rois morts ; que cest lusage rituel de lhuile et des excréments qui a ouvert la voie à leur utilisation technique comme lubrifiant et comme engrais ; etc. Anthropologue britannique, A. M. HOCART (1883-1939), après de longues enquêtes en Mélanésie (1908-1914) puis à Ceylan (1919-1925), prendra la succession dEvans-Pritchard à luniversité du Caire et y occupera la chaire de sociologie jusquà sa mort. Lun de ses derniers ouvrages, Les Castes (1938), parut dabord en France, avec une préface de Marcel Mauss. |
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Malaise dans la démocratie Il y a seulement quelques années, on pouvait raisonnablement espérer une extension planétaire rapide de la démocratie. Aujourdhui, les doutes nous assaillent de partout. Des régimes qui semblaient y avoit accédé basculent à nouveau dans la dictature (Russie), dautres ne semblent pas près den sortir (Chine), des régions entières sombrent dans le chaos (Afrique, une partie de lAmérique du Sud ou du centre, etc.) Quant à la tentative dexporter la démocratie par la force, en Irak ou au Moyen-Orient, elle pose au minimum problème. Face à cette régression des idéaux démocratiques, cest notre manière même de les penser qui doit être interrogée. Avec, sur ce thème, des articles de : J. Baechler, J.-M. Besnier, A. Caillé, Ph. Corcuff, V. Desmeuliers, J. Dewitte, M. Freitag, G. Gagné, D. Howard, A. Joxe, S. Kalberg, J.P. Le Goff, P. Michon, J.-P. Russier, P. Tafani. |
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Don, intérêt et désintéressement « Sil valait, je crois, la peine de rééditer le présent livre, épuisé depuis plusieurs années, cest parce que les articles quil rassemble et notamment les trois textes principaux la critique de Pierre Bourdieu, la relecture de La République de Platon et la réflexion sur le don, lintérêt et le désintéressement (et sur Derrida
) correspondent à des moments charnières dans la réflexion du MAUSS (Mouvement antiutilitariste dans les sciences sociales). Avant lexplicitation dun paradigme du don (ici esquissé), qui aura été le travail principal des dix dernières années de La Revue du MAUSS, il fallait sexpliquer en profondeur sur ce qui fait problème dans laxiomatique de lintérêt et dans lutilitarisme ou, à linverse, dans lan-utilitarisme dun Jacques Derrida. Cest que la recherche dun don absolument pur et désintéressé est aussi illusoire et démobilisatrice, pour la pensée comme pour laction, que la réduction de toute action aux calculs intéressés qui sont censés linspirer. Ce nest quune fois clairement prémuni des séductions de ces deux frères ennemis quil est possible de commencer à avancer pour de bon. » En tant quhommes et femmes modernes nous nous trouvons écartelés entre deux séries de certitudes et dexigences parfaitement inconciliables. Dune part, notre époque nous pousse impérieusement à croire que rien néchappe à la loi toute puissante de lintérêt et quil nous faut nous-mêmes nous y plier en devenant des « calculateurs » avisés. Dautre part, nous aspirons tous à nous y soustraire pour accéder enfin à cette pleine générosité, à ce don pur et entier, que la tradition religieuse dont nous sommes issus nous enjoint de rechercher. Mais cest là une tâche impossible, rétorque la première croyance pour qui rien néchappe au calcul, si bien quil ne saurait exister de générosité et de don que mensongers. Alain CAILLÉ, né en 1944, professeur de sociologie à luniversité Paris-X-Nanterre, où il dirige le GÉODE (Groupe détude et dobservation de la démocratie), est le directeur de La Revue du MAUSS. Il est notamment lauteur de : Anthropologie du don. Le tiers paradigme (Desclée de Brouwer, 2000) ; Histoire raisonnée de la philosophie morale et politique (sous la dir. de A. Caillé, Ch. Lazzeri et M. Senellart, La Découverte, 2001) ; Dé-penser léconomique. Contre le fatalisme (La Découverte/MAUSS, 2005). |
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Dé-penser léconomique La fatalité revêt aujourdhui les traits de la nécessité économique : nous naurions plus dautre choix que de nous y soumettre. Comment échapper à ce destin funeste ? En critiquant le discours économique dominant, assurément. Mais si ce discours triomphe partout, nest-ce pas que sa critique a échoué ? Il lui a manqué, en définitive, de ne pas assez rompre avec les postulats fondateurs de la vision économique du monde : la certitude que lêtre humain est dabord un Homo conomicus ; la croyance à la clôture de lordre économique sur lui-même ; la foi dans la visée dune science économique. Doù ces multiples projets, toujours avortés, de créer une « autre économie », plus rationnelle ou plus humaine, ou dédifier une autre science économique, plus scientifique. Or, viser une « autre économie », cest encore accréditer lidée que lessentiel serait dordre économique. Aspirer à une « autre science économique », cest encore croire en la science des économistes et contribuer à sa consolidation. Professeur de sociologie à Paris-X-Nanterre, où il dirige le GEODE (Groupe détude et dobservation de la démocratie) Alain CAILLÉ est directeur de La Revue du MAUSS. Il a publié récemment : Anthropologie du don (Desclée de Brouwer, 2000), Histoire raisonnée de la philosophie morale et politique (sous la direction de A. Caillé, Ch. Lazzeri et M. Senellart, La Découverte, 2001), Paix et démocratie (préface de B. Boutros-Ghali, Unesco, 2004). |
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Contact : Dominique Dudouble. Remerciements à Charlie "html guru" Babbitt, ainsi qu'à Michel, Mousse et Amélie pour le béta-testing. Configuration requise : pour un bon affichage des introductions/préfaces au format PDF, lancez au préalable le logiciel Adobe Reader® (anciennement Acrobat Reader®), puis poursuivez votre navigation. |
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